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Un Symposium National sur la Réadaptation en Haïti! Pourquoi faire ? Par Dr Jean Lionel JEROME Le séisme du 12 janvier 2010 a marqué un tournant dans la perception du handicap en Haïti ; étant donné le grand nombre de personnes confrontées à la réalité du handicap ; soit parce qu’un parent ou un ami en a été victime a l’occasion de cette catastrophe. Avant cette tragédie, la problématique était sinon méconnue, du moins ignorée par la société ; généralement, lorsqu’il y avait une personne handicapée dans une famille, elle était tout simplement placée hors de la vue des visiteurs. Rien qu’en considérant les termes utilisés dans notre vernaculaire pour parler de personnes handicapées on se rend compte de l’ampleur de la stigmatisation dont sont victimes les personnes souffrant d’un handicap (bèbè [1] , kokobé [2] , bout pyé [3] , tibout [4] , etc). Elles sont ostracisées dans toutes les sphères de la société  (à l’école, au travail, en transport publique et même au sein de leur
Haiti: Cri d’alarme en faveur des asthmatiques Environ un million de personnes souffrent d’asthme en Haiti, mieux connu sous le nom d’oppression. C’est une maladie respiratoire caractérisée par une obstruction diffuse des voies respiratoires dont la prise en charge nécessite l’administration d’oxygѐne et des médicaments bronchodilatateurs, c'est a dire qui dilatent les voies aériennes tels le Ventolin, l’Atrovent ou le Flovent. C’est en effet là que le bas blesse: ces pompes coûtent extrêmement chers, et la plupart des asthmatiques ne sont pas en mesure de se les payer. En outre, beaucoup d’hôpitaux exigent les frais de 2500 gourdes (63 $ US environ)avant de mettre en route toute installation d’oxygѐne thérapeutique. A ce propos, un rappeur bien connu en Haiti, J Bobby, a rendu l’âme récemment dans un hôpital de la région métropolitaine, vraisemblablement parce qu’il n’a pas eu sa pompe à sa disposition ; et que le centre hospitalier en question à omis de lui administrer l’oxyg
Haïti au bord de la crise humanitaire 9 e jour de « peyi lok » [1] , Haïti vit une situation alarmante : des morts et des blessés, pas d’eau potable, rupture des produits de première nécessité dans les marches publiques et les supermarchés ; des institutions vitales sont paralysées, à savoir les écoles, les universités, les magasins, les banques, les hôpitaux etc. Les ambassades occidentales prennent des mesures pour évacuer leurs ressortissants par hélicoptère et mettent en garde leurs citoyens contre un éventuel voyage en Haïti. En dehors des victimes directement causées par les affrontements entre forces de l’ordre et manifestants, le plus grand nombre de victimes sont provoquées par la rupture des soins de santé y compris les diabétiques à court d’insuline ; les insuffisants respiratoires et les asthmatiques incapables de trouver de l’oxygène thérapeutique ; des familles affamées et assoiffées. Les risques de survenue d’épidémies, comme le cholera ; augmentent en flèc
Haïti en agonie: Inflation et décote de la monnaie nationale, la Gourde La situation des ménages en Haïti est catastrophique avec l'augmentation régulière de l'indice général des prix à la consommation. La majorité de produits de première nécessité ont vu leurs prix augmenter en moyenne de 25 à 30%. Les familles haïtiennes ne savent où donner de la tête pour s'acquitter de leurs responsabilités quotidiennes. La tentative de de-dollarisation de l’économie haïtienne, prise par les autorités monétaires en mars 2018 a porté un coup fatal à la monnaie nationale, la gourde. L'on se rappelle en mars 2011, il fallait 40 Gourdes pour 1 $ US; sept ans plus tard, soit en 2018, le dollar américain équivaut à 78 Gourdes. En mai 2019, le dollar américain vaut 94 Gourdes. Par voie de conséquence, un cadre de l'administration publique haïtienne qui gagnait 50,000 Gourdes en 2011 avait en poche 1,250 $ US. En mai 2019, ces mêmes 50,000 Gourdes valent 532 $ US, ce qui signifie